Vive la Fougasse d'Aigues-Mortes !

07:35 Le Bloog 0 Commentaire(s)



Aigues-Mortes, cité médiévale du sud de la France chargée d'histoire à l'intérieur de ses remparts. Petite ville de camargue qui embrasse des hectares de salins et qui a du engloutir des tonnes et des tonnes de fougasses au fil des ans ! Une brioche glacée au sucre et levée à la fleur d'oranger, chers lecteurs, voici la fameuse fougasse d'Aigues-Mortes.

Aussi célèbre que les bétises de Cambrai ou les galettes du Mont St Michel, la fougasse d'Aigues-Mortes tire son origine étymologique du mot "Fouace" issu du latin "Focus" qui signifie "Foyer" doù ont été tirés les mots "Focacia", puis "Fouace" ou "Fougace".

La légende voudrait que ce soit Rabelais, médecin à la faculté de Montpellier, qui introduit la Fougasse à Aigues-Mortes lorsqu'il assiste en 1538 à la rencontre entre François 1er et Charles Quint, afin de célébrer l'espoir et la paix retrouvée... A l'époque, la fougasse de Rabelais n'était pas à la fleur d'oranger. C'est bien plus tard que l'on retrouve les traces de recettes de fougasse au sucre parfumée à la fleur d'oranger dans divers points des Cévennes, certainement venues des fougasses sucrées de l'Aubrac et de Lozère.


Plus récemment, en 1912, le boulanger Louis Gavens originaire d'un village à côté de Nîmes vint s'installer à Aigues-Mortes. Spécialiste de la fougasse au sucre, il offrait ses services aux habitants du village lors des fêtes de Noël. La tradition voulait que les clients apportent les ingrédients de base et qu'ils repartent gratuitement avec leur fougasse emballée dans un papier journal : "La bonne fougasse qui se mange traditionnellement à Noël est peu épaisse, parfumée avec délicatesse, et d'un teint ambré sans coloration excessive, elle doit mettre en appétit après le gros souper". Tel était la devise de Louis Gavens, qui fut écouté par ses petits enfants qui en 1975, inspirés par l'essor du tourisme à Aigues-Mortes, eurent l'idée de démocratiser la fougasse et d'en fabriquer toute l'année ! Pour ce faire, il fallut standardiser la fabrication tout en gardant la fibre artisanale : temps de repos de la pâte, de la cuisson, respect des températures, dosage des ingrédients et de la fleur d'oranger... Avec toujours quelques ingrédients tenus secrets pour conserver son originalité.

La renommée a fait le reste et la fougasse d'Aigues-Mortes partait parcourir le monde grâce à sa texture et sa saveur unique. Si vous passez du côté des salins en Camargue, faites une halte à l'intérieur des remparts pour déguster cette spécialité que vous trouverez dans toutes les boulangeries et pâtisseries qui se respectent.

Le Bloog





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Pancakes

08:45 Le Bloog 0 Commentaire(s)



Salut les Bloogueurs,

Voici venue l'heure de vous dévoiler ma fameuse recette des pancakes ! Et oui, les crêpes c'est sympa, mais ça fait des années qu'on en prépare. Alors changeons un peu et amusons-nous à préparer de délicieux pancakes qui pourront être servis au petit déjeuner ou au goûter mais qui fera également plaisir si vous décidez de bruncher avec du sucré-salé. Allez, c'est parti !

Temps de préparation : 10 mn
Cuisson : 15 mn
Personnes : 4

Les Bloogrédients :
- 250 grs de farine (type 65)
- 75 grs de sucre en poudre
- 50 grs de beurre salé
- 2 oeufs
- 40cl de yahourt à boire ou de lait entier
- 3 cuil. à café de levure chimique
- 1 sachet de sucre vanillé

La préparation du Bloog :
Dans un grand saladier, introduisez à l'aide d'un tamis la farine et la levure, puis ajoutez le sucre et le sucre vanillé en mélangeant bien le tout.
Battez légèrement les 2 œufs dans un bol. Faites fondre votre beurre salé dans une casserole.
Creusez un puit au centre de votre saladier pour y verser les œufs battus et le beurre puis incorporez progressivement, tout en mélangeant avec un fouet, le yahourt à boire jusqu'à obtenir un "ruban". Laissez reposer la pâte 20mn à température ambiante.
Munissez-vous d'une petite poêle anti-adhésif, badigeonnez-la d'huile et faites-la chauffer.
Déposez une louche de pâte par pancake (un peu moins de 10cm de diamètre et assez épais) et faites cuire à feu moyen 2 à 3 mn, le temps que des bulles se forment à la surface. Retournez et faites cuire 2 à 3 mn sur l'autre face.

Maintenez-les au chaud dans un four tiède le temps de faire cuire les autres pancakes. Il ne vous reste plus qu'à vous régaler avec des fruits (banane, fruits rouges...) ou du miel, du sirop d'érable, de la pâte à tartiner ou encore avec du salé si aimez bruncher.

Bonne gourmandise les ami(e)s !

Le Bloog



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Pâte à tartiner chocolat au lait / noisettes

08:36 Le Bloog 0 Commentaire(s)



Salut les Bloogueurs,

Aujourd'hui, je vous propose une petite recette ultra gourmande qui enchantera vos petits déjeuners ou vos goûters. Cette pâte à tartiner chocolat noisettes est un régal à déguster avec des gauffres, des crêpes ou tout simplement avec du pain frais.

Temps de préparation : 30mn
Cuisson : 10mn
Quantité : 300grs

Les Bloogrédients :
- 100 grs de chocolat au lait en tablettes
- 200grs de noisettes décortiquées
- 3 cuil. à soupe d'huile de tournesol
- 2 sachets de sucre vanillé

La préparation du Bloog :
Préchauffez le four à 180 degrés (th.6) puis faites griller les noisettes pendant 5mn. Sortez-les et laissez-les refroidir 3mn.
Une fois tièdes, mixez les noisettes (à l'aide d'un mixeur ou hachoir avec récipient) pour obtenir une poudre fine, puis remixez la poudre autant de fois afin d'obtenir une purée liquide. Ajoutez les 3 cuil. à soupe d'huile et le sucre vanillé puis mixez à nouveau pour les incorporer à la purée de noisettes.
Faites fondre le chocolat au bain-marie et ajoutez-le à votre préparation de noisette. Mixez à nouveau jusqu'à obtenir un mélange lisse et homogène.

Versez le tout dans un pot ou bocal en verre et laissez reposer pendant 2h avant de la tartiner. Cette crême se conserve pendant 20 jours à température ambiante.

Bonne sucrerie!

Le Bloog



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Velouté potiron, patate et poireau

07:34 Le Bloog 0 Commentaire(s)



Bonjour les Bloogueurs,

C'est la saison des potirons et des soupes qui pointent le bout de leur nez, il est grand temps de revenir à des chose plus saines. Aujourd'hui, je vous propose une douceur hivernale, très simple a réaliser, qui saura faire le bonheur des petits et des grands. Le velouté de potiron, patate et poireau.

Temps de préparation : 20mn
Cuisson : 45mn
Personnes : 6

Les Bloogrédients :

- 600grs de chair de potiron
- 5 pommes de terre moyennes
- 3 poireaux
- 2 gros oignons (des Cévennes)
- 50cl de lait
- 20grs de beurre
- 2 cubes de poule
- 25cl de vin blanc
- Poivre 5 baies

La préparation du Bloog :

Commencez par couper le potiron en quartiers et enlevez les graines. Coupez les quartiers en dés moyens. 
Pelez et coupez les pommes de terre en dés. Épluchez et hachez grossièrement les oignons. Découpez le blanc de poireau en rondelles d'environ 2 cm. Ficelez le vert. Il parfumera votre velouté.
Faire fondre le beurre dans une marmite.
Y faire revenir 5 minutes les oignons et le blanc des poireaux. Puis ajouter le potiron et les pommes de terre.
Ajoutez 40cl d'eau, 25cl de vin blanc, un bouquet de vert du poireau et les 2 cubes de poule. Ne pas saler. Laissez cuire 40 minutes en remuant de temps en temps.
Au bout des 40mn, retirez le bouquet de vert de poireau et mixez finement avec un bras pour obtenir un velouté. Incorporez le lait que vous aurez fait chauffer dans une casserole.
Poivrez comme vous aimez. Laissez revenir à feu très doux en remuant pendant 5mn.

C'est prêt ! Vous n'avez plus qu'à servir ce velouté bien chaud en entrée ou en plat de résistance accompagné de fromage râpé et de croutons..

Bon appétit!

Le Bloog



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Spécialité régionale: La Tielle Sétoise

07:49 Le Bloog 0 Commentaire(s)




La tielle, un condensé de méditerranée made in Sète !

Qui s'est déjà rendu à Sète à forcément goûté la spécialité locale : La tielle ! (Prononcer Tiella). Un véritable monument local, malheureusement pas encore placé au patrimoine de l'Unesco, mais cela ne saurait tarder. Un vrai délice pour les papilles pour ce qui n'est rien d'autre qu'une tourte ronde aux bords cannelés garnie de poulpes (ou pouffre en Sétois) aux épices et à la tomate. Simple, mais d'une efficacité redoutable.

L’apparition de la tielle à Sète remonte au 18ème siècle, avec l’arrivée des italiens. Mais trois siècles auparavant, elle était… espagnole ! En effet, à cette époque, l’Italie était sous domination espagnole. Pour se nourrir, les soldats espagnols fabriquaient des pizzas qu’ils recouvraient de pâte pour mieux les conserver. Les napolitains adoptèrent cette pratique en se servant d’un moule appelé "teglia" ou "tegilium" (ce qui couvre) qui donna le nom « tielle » en français.

La première tielle commercialisée est apparue dans les années 1930 par le couple Virduci venus tout droit de Calabre. Perchés sur les hauteurs de la ville, Adrienne Verducci utilisait abondamment le poulpe pour garnir ses tourtes car ce céphalopode était très bon marché à Sète. Une fois commercialisées, le succès des tielles fut immédiat. Aujourd’hui ce sont les enfants et les petits-enfants qui perpétuent la tradition familiale, dans le respect de la recette d’Adrienne : pas de colorants ni de conservateurs, une pâte à la fois moelleuse et croustillante, une garniture généreuse à base de poulpe et d’épices.

À l'heure où vous lisez ces quelques lignes, la tielle sétoise est en cours de labellisation afin de protéger et d'ancrer cette spécialité dans le terroir sétois.

À la tielle et à la vôtre !



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Rougail de mangue verte

07:36 Le Bloog 0 Commentaire(s)



Chers amis Bloogueurs,

Aujourd'hui je viens vous proposer une recette très simple à réaliser qui se déguste en entrée ou en accompagnement de viandes grillées. Il s'agit du rougail, une préparation qui nous vient de Madagascar, la Réunion ou encore l'île Maurice et qui a une forme de velouté succulent. Allez, c'est parti !

Temps de préparation : 25 mn
Personnes : 4

Les Bloogrédients :
- 2 belles mangues vertes
- 1 oignon moyen
- 2 échalottes nouvelles
- 1/4 de piment antillais (piment lampion)
- 3 branches de persil plat
- 1 branche de thym frais
- 3 càs d'huile d'olive
- Sel et poivre 5 baies

La préparation du Bloog :

Pelez les mangues et découpez la chair en morceaux.
Coupez l'oignon, les échalottes, le morceau de piment (en enlevant bien les graines), les feuilles de persil et le thym.
Passez le tout au mixeur pour en obtenir une fine purée.
Versez la purée dans un bol et incorporez l'huile d'olive, le sel et le poivre.
Ce rougail se sert froid en entrée ou pour accompagner les viandes grillées ou les fritures.
Mieux vaut le consommer le jour de sa préparation !

Bon appétit

Le Bloog



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La Brandade de Nîmes

06:58 Le Bloog 0 Commentaire(s)



Une histoire entre mer et garrigue : La Brandade de Nîmes !

La brandade est née de la rencontre improbable entre le cabillaud de Terre Neuve au large du Canada avec le sel et l’huile d’olive du Languedoc.

Tout débute à Nîmes au 18ème siècle, à l’époque de la Route du Sel. Avant de partir pour une longue saison de pêche dans l’océan arctique, les grands Terre-neuvas de Saint-Malo s’approvisionnaient en sel pour mieux préparer et conserver la morue. Pour payer, les négociants pratiquaient le " troc ", méthode usuelle à cette période. C’est ainsi qu’à Aigues Mortes (Port de sel) des tonnes de morue sont échangées contre des sacs de sel. Ces morues séchées et salées convenaient parfaitement au climat sec et chaud du sud de la France.

L'histoire veut alors qu'une cuisinière Nîmoise eut une idée de génie : broyer la chair de morue dans un mortier de pierre du Pont du Gard, la délayer et la mélanger à des huiles fines et parfumées des garrigues locales. Naturellement, ce nouveau plat fut appelé "brandade". Du mot "brandado", participe passé de "brandar" qui signifie "remuer" en provençal.  La Brandade de Morue était donc née et fit rapidement l'unanimité grâce au cuisiner Durand qui la rendit populaire ! 

Ainsi, l’authentique Brandade est dépourvue de pommes de terre et ne peut provenir que de l’ancienne cité romaine : Nîmes !




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